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Monaco
Cathédrale Notre-Dame-Immaculée
La première pierre de ce qui allait devenir douze ans plus tard la Cathédrale du nouvel évêché de Monaco, fut posée le 6 janvier 1875. Dimensions Longueur : 72 m ; largeur : 22 m ; hauteur : 18 m. Les cloches. Trois cloches ont été bénies le 8 décembre 1960 par Mgr Gilles Barthe, alors évêque de Monaco. Chacune de ces cloches porte un nom : Dévote (275 kg), Nicole (460 kg), Marie Immaculée (1050 kg).
La décoration extérieure. Au centre de la façade, le Christ trône en Majesté. Il tient le Livre ouvert car Il est le Verbe qui s’est fait chair (cf. Evangile selon saint Jean, chap. 1, verset 14). Ses pieds reposent sur le globe, symbole de toute la création. Au-dessus de la porte principale, la Vierge Marie est couronnée Reine de l’univers. Différentes scènes bibliques sont représentées : cortège de l’Arche d’Alliance, traversée de la Mer Rouge... mariage de Marie et de Joseph… Aux quatre extrémités de la toiture se trouvent les symboles des évangélistes : l’ange (saint Matthieu), le lion (saint Marc), le bœuf (saint Luc), l’aigle (saint Jean).
Les vitraux. Les fenêtres hautes de la nef montrent des femmes de l’Ancien Testament (Eve, Rachel, Déborah, Ruth ; Bethsabée, Esther, Sarah, Rebecca, Iahel, Judit, Abigail, la mère des frères Maccabées. Les vitraux des nefs latérales représentent des scènes de la vie de Jésus et de la Marie : Nativité, Cana, la Cène, la Crucifixion, l’Ascension, la Déposition de croix, la Pentecôte, la Dormition, l’Assomption, le Couronnement de Marie.
La chapelle des reliques de sainte Dévote. Sainte Dévote est la patronne de la Famille Princière, de la Principauté et du diocèse de Monaco. Les mosaïques de l’autel rappellent l’histoire de la sainte : après son martyre, son corps fut déposé dans une barque qui, guidée par une colombe, devait accoster sur le rivage de Monaco. Le 27 janvier, une messe solennelle est célébrée à la cathédrale, suivie d’une procession avec les reliques dans les rues du Rocher. Dans cette chapelle a été placé l’ancien tabernacle daté du 20 mars 1537 avec cette inscription : « Ici est le Christ, adore ! ». La chapelle de saint Roman. Une inscription indique « pâtre et soldat martyr » (vers 250). Sa statue et son autel ont été érigés « en 1899 par souscription des membres du Comité des Fêtes de la saint Roman et de la population ». Sa fête, le 9 août, est l’occasion de rappeler qu’il est l’un des protecteurs de la Principauté. Le déambulatoire.
Les retables. Le Retable de saint Nicolas, achevé pour le Grand Jubilé de l’an 1500 par le peintre « citoyen niçois » Louis Bréa. Des éléments de ce retable ont disparu. « Au registre supérieur, l’image du Christ de Pitié et, de part et d’autre, l’ange et la Vierge de l’Annonciation, évoquent la vie du Sauveur, de sa conception et de sa mort sur la Croix. Ces trois images sont encadrées par celles de deux saints établissant la jonction de l’Ancien Testament et de la nouvelle Alliance ; Jean-Baptiste, qui annonce Celui qui vient, sainte Anne, mère de la Vierge. Au registre principal, autour de saint Nicolas, les deux jeunes diacres Etienne et Laurent. Auprès d’eux, l’archange saint Michel triomphe de Satan et pèse les âmes pour l’éternité ; à droite, Marie-Madeleine. Les saints échelonnés dans les bandes latérales s’insèrent à leur tour dans cette histoire du Salut. Voici, pour commencer, la figure la plus chère aux fidèles de la cité, leur patronne, sainte Dévote, puis sainte Claire, saint Bernard, sainte Barbe ; à droite, sainte Julie, sainte Marguerite, saint Blaise et sainte Brigitte » (d’après Germaine Leclerc, Annales monégasques, 17/1993). Le Retable de sainte Dévote. La sainte est présentée entre saint Georges et sainte Lucie. La donatrice est représentée, il s’agit d’Isabelle Grimaldi, épouse d’Honoré Ier. Le Retable de la Pietà, du Curé Teste. La Vierge de Pitié, entre saint Jean et sainte Marie-Madeleine, avec six scènes de la Passion. Œuvre datée de 1505 et signée Louis Bréa, le donateur étant le curé Teste. De l’atelier de François Bréa. Le Retable des Pénitents Blancs. La prédelle montre le Christ enseignant entouré de ses Apôtres. Aux extrémités, deux figures de Pénitents blancs. L’œuvre est attribuée à l’atelier de François Bréa. Saint Roch. Ce tableau est très probablement une partie d’un retable dont les différents panneaux ont été séparés. Œuvre attribuée à l’atelier de François Bréa. Le chœur. L’aménagement du chœur a été renouvelé en 1987, réutilisant des éléments de l’ancien maître-autel. L’autel, en marbre de Carrare, est incrusté de mosaïques à la riche symbolique. Le siège de l’évêque, la cathedra, est situé au centre de l’abside, représentant symboliquement la tête de l’édifice.
Le Grand Orgue. Le premier instrument de tribune fut sans doute installé vers 1887, il comptait 11 jeux. Le 8 avril 1922, un nouvel instrument de 50 jeux était inauguré par Emile Bourdon, titulaire de l’orgue de 1922 à 1968. Le chanoine Henri Carol lui succéda, puis Maître René Saorgin et, actuellement, c’est Maître Olivier Vernet qui est le titulaire de cet instrument. La Maîtrise de la Cathédrale. Le Maître Bellini baptisa l’ensemble vocal avec voix d’enfants « Maîtrise de la Cathédrale de Monaco ». Plusieurs Maîtres de Chapelle se sont succédés à la tête de cette prestigieuse institution : Mgr Perruchot, les chanoines Aurat et Carol, Philippe Debat et, actuellement, Pierre Debat. La Maîtrise assure avec fidélité le service choral et liturgique des différentes célébrations. En son sein, Les Petits Chanteurs de Monaco, ont aussi une mission de rayonnement musical de la Principauté en tous pays. Source : http://www.cathedrale.mc Afficher Nuit des cathédrales sur une carte plus grande |
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